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 Le chien de protection

 

 
  • Le chien de protection
  • Tableau comparatif

Le chien de protection

 

 À l'inverse des chiens de conduite et d'attaque / défense, le chien de protection est autonome et fait preuve d’initiative et dediscernement.
Il est attaché à son maitre tout en le restant au troupeau, le chien de conduite reste avec l’homme.
Dans tous les cas, l'intervention du chien de protection est dissuasive, et ne doit pas mener à la confrontation physique.
Généralement, sa seule présence physique, ses patrouilles, le marquage du territoire, ses aboiements et son interposition suffisent à faire fuir les agresseurs potentiels.
Il n'affrontera l'intrus que s'il agresse le troupeau malgré ces signaux et avertissements.
Un chien de protection garde et protège son troupeau : c’est l’inné.
Un chien de protection est élevé dans un environnement riche et suivi par son berger : c’est l’acquis.
C'est l'attachement fort l'unissant au troupeau qui pousse le chien de protection à intervenir.
De même, ce lien fort pour les brebis, le pousse à rester en permanence avec le troupeau et à n'intervenir que près de celui-ci.

 
  • slovak-kuvasz
  • sarplaninac
  • montagne pyrenees
  • matin des pyrenes
  • maremme3
  • chiens-berger-anatolie-
  • bergerde-podhale
  • berger de tatras


A l'approche d'un intrus, le comportement du chien de protection obéit à une séquence classique :

  1. détection
  2. aboiement 
  3. interposition 
  4. dissuasion


Toutefois, le chien adapte son comportement en fonction de la nature de l'intrus.
Dans tous les cas, la confrontation n'a lieu que si les autres attitudes restent sans effet.

Face aux canidés (Chiens divagants, loups...)
La particularité vient du fait que l'intrus et le protecteur sont d'espèces apparentées.
Des codes de communication communs permettent au Le chien de protection d’exprimer sa dominance et sadétermination.
Sa stature, son attitude (queue et tête hautes) ses aboiements et grognement révèlent sa détermination et les risques que pourraient encourir le canidé, lequel réagit en évitant le chien de protection ainsi que le troupeau, en s’enfuyant queue sous le ventre ou en se couchant sur le dos.

Face à la petite faune sauvage

  • La seule présence du chien de protection (odeur, aboiements Marquage du territoire (urine et excréments) suffit généralement à dissuader renards, blaireaux et sangliers d'approcher du troupeau.

Face à l'ours

  • Les séquences de protection sont les mêmes, mais il est préférable que les chiens soient au moins deux ou trois, et qu’ils n’aillent pas au contact afin d'harceler le prédateur qui excédé, dans la grande majorité des cas, n'insistera pas et partira, ne pouvant prendre le risque d'être blessé dans une éventuelle confrontation.

Face à l'homme

  • Pour certains chiens, l'homme inconnu est un intrus comme les autres.
    D'autres chiens sont inhibés face à l'homme et reculeront systématiquement.

La protection

  • Depuis longtemps, l'homme a produit des races de chiens, par sélections successives, en fonction d'usages particuliers.
    Ainsi, va-t-il créer 24 races de chien de protection reconnues dans le monde.
    Elles sont généralement de type molossoïde, de coleur claire et d'allure nonchalante.
    Ces caractéristiques leurs permettent d'être bien acceptées par les troupeaux.

Les chiens de protection sont des races  chez lesquelles on a cherché à inhiber tous les instincts liés à la prédation (affût, poursuite, capture, mise à mort...).
A l'inverse, les aptitudes sociales ont été favorisées, permettant au chien de s'attacher avec n'importe quelle autre espèce, si cette mise en contact est effectuée au bon moment.
Le chien de protection né en bergerie et placé individuellement dès 7 à 8 semaines au sein d'un troupeau de brebis considèrera définitivement les ovins comme une espèce amie.
Le chien protègera d'autant mieux les brebis que cette phase de socialisation sera réussie, le chien liant avec l'espèce ovine une relation attentive et affective.
En créant les conditions favorables à l'attachement du chiot  aux brebis, l'éleveur est donc l'acteur principal de la mise en place d'un chien de protection.

 

 

Ce tableau n'est pas exaustif
  chien de montagne des pyrenees   maremme  kuvasz  sarplaninac   ciobanesc carpatin 05     
Race Montagne des pyrénées Berger de Maremme  Abruzzes Kuvasz Sarplanina Tornjak Carpatin Podhale ou Berger de Tatras Berger d'Anatolie
Origine France Pyrénées Italies Abruzzes Hongrie ex-Yougoslavie Bosnie Herzégovine-Croatie Roumanie Pologne Turquie
Taille mâle 70-80 cm 65-73 cm 71-76 cm 62 cm 65-70 cm 65-73 cm 65-70 cm 74-81 cm
Poids mâle ~ 55 kg 35-45 kg 48-62 kg 35-45 kg       50-65 kg
Taille femelle 65-75 cm 60-68 cm 66-70 cm 58 cm 60-65 cm 59-67 cm 60-65 cm 71-79 cm
Poids femelle ~ 45 kg 30-40 kg 37-50 kg 30-40 kg       40-55 kg
Robe Blanche Blanche Blanche Blancche jusqu'au brun, presque noir blanche dominant et noir Sable charbonné Blanche  
Zone de travail Jusqu'à
200 m du troupeau
Reste au troupeau           Très loin du troupeau
Comportement avec le prédateur   Repousse           Poursuite